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Augustins
de l'Assomption




Fête du P. d’Alzon et nouvelle des vicariats

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2019-11-20 - France

Chers frères et ami(e)s,
 
À la veille de la fête du Dies Natalis du P. Emmanuel d’Alzon, je viens vous souhaiter une belle fête : qu’elle ravive, en chacun de nous, notre Passion pour l’avènement du Royaume ! Je vous partage d’abord une nouvelle importante : le 1er janvier 2020, au début de notre année jubilaire des 175 ans de la Congrégation, les Vicariats d’Asie-Océanie et d’Afrique de l’Ouest vont prendre leur envol. Après consultation des religieux concernés, avec l’accord de mon conseil et l’agrément du Supérieur Général en son conseil ordinaire, selon les statuts des deux vicariats, j’ai nommé :
 
Frère Pierre TRẦN VĂN Khuê Vicaire du Vicariat d’Asie Océanie
Frère Georges Komla Demenya HOUSSOU Vicaire du Vicariat d’Afrique de l’Ouest
Pour trois ans à compter du 1er janvier 2020.
 
 
Fr. Pierre TRẦN VĂN Khuê, 46 ans, de nationalité Vietnamienne, est originaire du diocèse de Vinh, province de Nghê An. Avant d’entrer à l’Assomption Pierre obtient une licence en anglais à l’université de Saigon. Étant parmi les premiers frères vietnamiens de la congrégation, il fera son postulat en France puis ses premiers vœux en 2000 à Juvisy sur Orge. Pierre a obtenu une maitrise (Licence canonique) en théologie morale à l’Institut Catholique de Paris en 2005. Après une année de stage pastoral à Londres et son ordination presbytérale en juin 2006 à Londres, il retourne à Saigon pour aider à la fondation sur place. Il fera de nouveau un séjour en France de 2012 à 2014, puis est envoyé à Vinh où il deviendra curé de la paroisse qui nous est confiée, jusqu’à aujourd’hui. Pierre a eu l’occasion d’exercer plusieurs responsabilités au cours de sa vie religieuse, comme économe local, supérieur local, membre de différents conseils et notamment de la coordination inter-asiatique ayant travaillé à la mise en place du Vicariat.
  
Fr. Georges Komla Demenya HOUSSOU, 38 ans, de nationalité Togolaise, est originaire du diocèse d’Atakpamé. Avant  d’entrer dans la congrégation Georges a obtenu une maitrise en Anthropologie et en Sciences de l’Éducation et acquis une bonne expérience de travail dans ces domaines. Son parcours de foi a notamment été marqué par son engagement au sein du Renouveau Charismatique, de la JEC et de la paroisse universitaire de Lomé. Il a prononcé ses premiers vœux en 2011 à Sokodé (Togo)et a poursuivi ses études à Ouagadougou (Philosophie), puis à Kinshasa (Théologie) où il a terminé major de sa promotion. Après une année de pastorale à Sokodé et son ordination presbytérale en juin 2017, il a été envoyé à Rome où il termine une licence en Islamologie au PISAI, l’Institut pontifical d’études arabes et islamiques, dirigé par les Pères Blancs.

Merci à Pierre Khuê et Georges d’avoir accepté ce service. Un service essentiel pour que nos communautés d’Asie-Océanie et d’Afrique de l’Ouest cheminent vers plus d’autonomie et de proximité dans l’animation de nos communautés locales.
 
« L’érection des Vicariats a pour objectifs principaux d’assurer un meilleur accompagnement de proximité aux communautés et aux religieux qui en font partie et de permettre une transition progressive vers un statut plus autonome. Aussi est-il doté d’une autonomie suffisante pour organiser sa vie et poursuivre efficacement ses propres objectifs apostoliques
par des initiatives locales (cf. RV 84). » (cf. Statuts des vicariats préliminaires)
 
Dans les semaines à venir les vicaires vont constituer leurs équipes, en lien avec le provincial, et recevront leurs lettres de Mission. C’est petit à petit que les Vicariats vont se mettre en place, d’autant plus que le frère Georges termine ses études en Islamologie, à Rome, cette année. Je vous invite tous à porter nos frères dans la prière et particulièrement les frères d’Asie-Océanie et d’Afrique de l’Ouest et à les soutenir par une collaboration fraternelle, surnaturelle et zélée pour le Royaume !
 
J’évoquai en début de lettre, notre passion et notre zèle, qui doivent être renouvelés à l’occasion de la fête du P. d’Alzon, permettez-moi d’illustrer mon propos par quelques citations :
 
Répondant à Marie-Eugénie Milleret à propos de ce qu’elle appelle, dans l’une de leurs correspondances, la passion et la philosophie des ordres religieux, Emmanuel D’Alzon exprime ainsi sa passion :
« Ma passion à moi serait la manifestation de l'Homme-Dieu et la divinisation de l'humanité par Jésus-Christ, et ce serait aussi ma philosophie. » Lettre à Marie-Eugénie de Jésus du 16/08/1844

Notre supérieur général, à temps et à contretemps, nous invite à ne pas nous satisfaire de la médiocrité et de la tiédeur :
« La suite du Christ nous pousse à chercher Dieu et à écouter sa Parole. Être chercheurs de Dieu est certainement notre ambition en devenant religieux, sinon nous resterons médiocres et tièdes. » Père Benoît Grière, Lettre n°7, p.37

Enfin, dans une longue méditation sur « Les abus des grâces », aux différents stades de la vie religieuse, notre fondateur nous invite à redoubler d’ardeur dans notre marche à la suite du Christ, sans gaspiller le temps qui nous ait donné :
« Combien sa ferveur durera-t-elle ? Voilà quelques années que sa profession est faite. Où en est-il ? Qu'est devenue son oraison, sa règle, son esprit de recueillement, son silence, son travail ? Où est cet homme apostolique qu'on croyait apercevoir, et qui, hélas ! a trompé tant d'espérances ? Il s'est complu en lui-même ; il s'est détourné de Dieu ; il a murmuré contre ses supérieurs ; il a pris sa cellule à dégoût, ses frères en antipathie ; il a regardé du côté du monde, et son cœur s'est trouvé plein de regrets. Pourtant, il est engagé, il continuera, il ira, traînant sa chaîne dans le murmure, dans ce qu'il appelle le désenchantement.

 […] Que s'est-il passé ? Il a abusé de la grâce. Sa régularité est nulle, ses murmures constants, son oraison une prolongation du sommeil de la nuit, sinon une divagation insultante pour Dieu, en face de qui il a dû se placer ; son office est prononcé du bout des lèvres ; les sacrements qu'il reçoit ou qu'il distribue, il en fait trop souvent des sources fangeuses sinon empoisonnées : tout l'ordre surnaturel s'en est allé, et dès lors il ne saurait plus être question de vocation religieuse.

[…] Ce qui se passe dans une âme religieuse qui a abusé constamment des grâces quand elle arrive en face de Dieu, qui le dira ? « Seigneur, ne me reprenez pas dans votre fureur et ne me châtiez pas dans votre courroux ! » (Ps. XI, 6.) O Dieu ! ma dernière heure viendra peut-être bientôt. En quel état me trouverai-je ? Quels talents, mis à profit, pourrai-je vous présenter ? Quelles vertus agrandies, quels sacrifices héroïques, quelles bonnes œuvres accumulées ? Voilà ce que vous attendiez de moi ; et, parce que j'ai abusé de vos grâces, hélas ! mes mains sont vides ! Pardonnez-moi, Seigneur, et donnez-moi de profiter des jours qui me restent, et, par un redoublement de ferveur, de profiter d'autant plus des dernières grâces que vous m'offrez encore, que j'en ai plus abusé jusqu'à ce jour. Que ce soit le gage du secours que vous accorderez à ma volonté qui va commencer, bien tard peut-être, mais qui, en face de l'éternité, veut réparer le temps perdu. » (P. D’Alzon, extraits de la troisième méditation « Les abus des grâces », Écrits spirituels, p.332…334)
 
Bonne fête du Père d’Alzon !
Que la Joie de l’Évangile ravive notre marche à la suite du Christ !
En union de prière,
Bien fraternellement,
 
Fr. Benoît Bigard
Provincial d’Europe