OK Su questo sito NON utilizziamo cookie di profilazione di terze parti. Se vuoi saperne di più o prestare il consenso solo ad alcuni utilizzi clicca qui. Cliccando sul pulsante OK, o continuando la navigazione effettuando un'azione di scroll, presti il consenso all'uso di tutti i cookie.

Devenir Assomptionniste

Augustins
de l'Assomption




Les débuts d’une grande aventure missionnaire

558_big.jpg

2019-11-06 - Madagascar

Le frère Clément Löbel, s’est envolé le 18 septembre pour Ejeda, commune rurale du sudouest de Madagascar pour une mission de solidarité internationale. Le volontariat exige un engagement fort. Il constitue une expérience de vie globale impliquant les dimensions personnelle, professionnelle et spirituelle. Bien accompagné par la DCC, Clément a pris le temps de se préparer à sa mission d’un an et de faire grandir sa motivation. Retour sur ce temps de préparation.

« Cherche profil polyvalent, prêt à enseigner dans un milieu rural isolé … »

Envoyé au nom de la Province et de l’Église de France et accompagné par la Délégation Catholique à la Coopération (DCC), Clément enseignera au « Collège Mgr Canonne ». Cette école d’enseignement général, sous tutelle des Assomptionnistes, a été fondée en 2003 et compte près de 350 élèves (de 12 à 18 ans) pour une vingtaine d’enseignants. Clément va y enseigner l’informatique et la langue française. Notre jeune frère ressent depuis toujours le désir de vivre une expérience internationale de longue durée hors de son pays et de sa culture. C’est le conseil provincial qui lui a donné l’impulsion nécessaire, à la suite du renouvellement des vœux, en le lançant dans l’aventure de la coopération et c’est par l’intermédiaire de la DCC qu’il a préparé sa mission, entre joie et doutes.

Une plate-forme du volontariat international en Église

La particularité de la DCC est d’être un organisme bicéphale qui répond à la fois de l’État français et de la Conférence des Evêques de France (CEF), qui envoie des volontaires1 en mission depuis plus de cinquante ans. Cela, en réponse à l’encyclique Populorum Progressio de Paul VI en 1967 (sur le développement des peuples). Son champ d’action, à l’origine principalement tourné vers l’Afrique, s’étend aujourd’hui à plus de cinquante pays en Asie, MoyenOrient, Maghreb, Amérique latine, Océanie… Le volontariat de réciprocité, expérimenté depuis 2017, propose à des volontaires venus de pays émergents de s’engager sur an pour une mission de solidarité locale en France comme par exemple un bénévolat chez Caritas ou le CCFD… L’ambition est, dans tous les cas, de soutenir le développement intégral des peuples et d’apporter une présence d’Eglise qui « se fait conversation »2 que ce soit en périphérie géographique ou existentielle pour reprendre les mots du Pape François.

Une formation en 4 étapes

La question de la motivation profonde se retrouve à chaque étape du cheminement. La sienne s’est construite au fil du temps, des rencontres et de la formation proposée par la DCC. Elle se résume ainsi : Vivre avec.  « J’attends de ce déplacement géographique conséquent un autre déplacement qui n’attend que ma soif de rencontrer l’autre et vivre avec lui le quotidien, le travail, les moments de ressourcements, les célébrations de la vie qui passe... » confirme Clément.

Les volontaires sont d’abord sélectionnés sur la base d’une lettre de motivation et d’un CV. Viennent ensuite les premières réunions d’information (voir ATLPE n°21), notamment sur les questions interculturelles et le développement. Vastes sujets que deux jours ne font qu’ébaucher. Mais qui ont permis à Clément de comprendre la valeur révolutionnaire du développement intégral, résumé par le Pape François dans Laudato Si’, qui vise d’abord l’épanouissement de tout homme dans le respect des cultures et des dynamiques locales.

La deuxième étape de formation laisse place à un plus grand accompagnement individuel afin de définir le style de mission qui pourrait convenir au profil du volontaire. Clément connaissait déjà son lieu de mission mais s’est prêté au travail de réflexion sur le « pourquoi partir ? » et surtout « pour qui ? ».

Au terme de ces 3 étapes, la DCC rend sa décision. Pour Clément, le départ est confirmé ! Il reste trois mois pour tout boucler : démarches administratives, prise de contact avec le chargé de mission, visites médicales, et opération de communication en vue de récolter des fonds … Heureusement, Clément a pris le temps, bien plus tôt dans l’année de se renseigner sur le lieu, la mission et les défis à relever grâce à l’association Ejeda Solidarité à Ecully mais aussi à la communauté de Zepperen, les enseignants et les élèves du collège St Aloysius qui entretiennent des échanges avec le collège Mgr Canonne.

Un stage de préparation de 10 jours

Le stage est la dernière étape cruciale avant le départ. Clément l’a suivi à St-Sébastien sur Loire avec une centaine de volontaires - seul, en couple ou en famille – venus peaufiner leur projet, découvrir le contexte politique, religieux, sociétal du pays de mission et anticiper les dernières questions pratiques liées à la sécurité et à la santé. Clément a été impressionné par l’intensité humaine et l’implication de chacun « comme celles vécues lors d’un camp scout ou d’un pèlerinage à Lourdes ». Très rapidement des liens se sont tissés. Il existe bel et bien un esprit de famille DCC.
Empreint de gravité, la Messe d’envoi présidé par l’évêque de Nantes Mgr. James a clôturé le stage, chacun conscient du départ imminent.

« Avec ce dernier pas de formation et premier pas de mission j’ai compris que Dieu nous attendait tous là où nous sommes envoyés. J’ai eu du mal à le croire tant on me disait qu’à Ejeda, « ce ne serait pas facile tous les jours ». Or, le plus beau, c’est que ma motivation n’a fait que de se renforcer au fil de mes interrogations, craintes voire mes doutes. Alors, puis-je dire que je suis vraiment prêt ? » se demande Clément.

« C’est l’Assomption qui m’a donné les moyens de développer mon estime personnelle et ma maturité pour dire « oui » et m’envoler au-delà de mes attentes. ! Ce faisant, j’espère que je réussirai à faire le lien entre l’ambition de la DCC « nos mondes à partager » qui donne alors un relief nouveau à notre chère devise « Que ton Règne Vienne » conclut Clément, vers qui nous reviendrons dans quelques mois pour suivre ses aventures…

Suivez Clément dans son aventure missionnaire Son blog : clementvolontariatejeda.blogspot.com

Source : ATLP Province d'Europe, Octobre 2019 - n° 24