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Devenir Assomptionniste

Augustins
de l'Assomption




Être missionnaire aujourd’hui. Accueil de témoins non assomptionnistes

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2019-06-30 - Rome

Ce samedi, chaque demi-journée est consacrée au travail à partir de l’apport d’un conférencier extérieur. Le matin, le P. Milan Zust, jésuite slovène, spécialiste de théologie et de spiritualité orthodoxes, nous partage l’expérience qu’il a vécu auprès des deux figures fondatrices de la communauté du Centre Aletti de Rome dont il est actuellement le supérieur ; il s’agit des Pères jésuites Tomas Spidlik (cardinal, spécialiste de théologie spirituelle orientale) et Marco Rupnik (artiste) qui s’appuient sur les traditions et spiritualités orthodoxes et catholiques pour tracer un itinéraire spirituel catholique renouvelé qui débouche sur une nouvelle approche de l’art religieux, de la théologie, de la pastorale et de la spiritualité. Moins rationaliste et abtsraite, plus centrée sur la personne, ses relations, son intériorité et sa relation avec le Christ, davantage ancrée dans l’Evangile et les Pères de l’Eglise cette approche préserve les liens entre théologie, philosophie, spiritualité et art. Elle propose une théologie équilibrée intégrant de manière vivante et profonde ses différentes composantes. Elle propose une nouvelle voie aux Eglises catholique et orthodoxes face aux crises qu’elles traversent en Europe et en Amérique du Nord. Dans cette pédagagie spirituelle, l’essentiel de la mission ne réside pas dans l’enseignement de foi à recevoir mais dans l’expérience de vie et de communion en Christ nourrie des liens étroits entre liturgie, eucharistie, Evangile, Tradition et témoignage.

L’après-midi nous accueillons le Père Stanley Lubungo, Supérieur général des Pères Blancs et originaire de Zambie. L’envoi en mission dans l’Evangile de Marc n’est pas immédiat, il suit une période de compagnonnage du disciple avec le maître ; cette indication précieuse rappelle au missionnaire, tout au long de sa vie, qu’il est d’abord appelé pour être et vivre en intimité avec le Christ. Les modèles de missions sont multiples dans le Nouveau Testament et d’autres modèles se sont succédés dans l’histoire de l’Eglise. Le concile Vatican II met l’accent sur le fait que la mission de Dieu débute au moment de la création et englobe toute l’histoire du salut. De plus, la mission est la tâche de toute l’Église et n’est pas réservé à certaines institutions spécialisées. Plusieurs éléments sont constitutifs de la mission ; la proclamation de Jésus-Christ (personne, message et vie), la prière et la liturgie, l’engagement pour la justice, la paix et l’intégrité de la création, l’œcuménisme et le dialogue inter-religieux, l’interculturalité, la réconciliation des groupes humains, les réseaux sociaux et le monde des jeunes. Puis le P. Stanley nous a partagé des aspects plus personnels de son expérience. La mission est d’abord le désir de partager à d’autres la joie de Dieu et la joie de l’Evangile dont il a fait l’expérience dans sa rencontre avec le Christ. Cette rencontre le pousse à poser avec ses frères des actes courageux qui font réfléchir dans un espace social appelé à être transformé. Cette rencontre est aussi l’appel à approfondir les relations communautaires et à passer d’une communauté internationale où peuvent exister des phénomènes de domination culturelle à une communauté inter-culturelle où chaque culture est pleinement respectée et accueillie au point que les membres de la communauté sont conduits à créer des styles de relations radicalement nouveaux.