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Devenir Assomptionniste

Augustins
de l'Assomption




Professions perpétuelles

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2016-12-09 - Lyon

Dimanche 27 novembre 2016, les frères Simon KIM Tae-Hô et François NGUYEN DINH Hành ont fait profession perpétuelle à Valpré, en présence des PP. Benoît Gschwind, supérieur provincial et Emmanuel Kahindo, représentant le Supérieur général.

Un assomptionniste ne cherche pas d’abord à être original. Il prend à son compte la dimension simplement « catholique » de sa foi. Une évidence qui fut d’abord un combat dans un siècle très anti-clérical et est devenue désormais une attitude intérieure. Cette dimension se déploie en quelques mots simples : « l’amour de Notre-Seigneur, de la Sainte Vierge, sa Mère et de l’Eglise son Epouse ». (Dir 1ère partie, Chap. 1). La sentence est simple mais mérite qu’on s’y arrête. Car au centre, c’est d’abord l’amour du Christ. C’est là une pierre d’angle chez Emmanuel d’Alzon. Le religieux est appelé à devenir « serviteur » de Jésus Christ, dans une généreuse disponibilité. Comme St Paul, le fondateur des Assomptionnistes ose s’écrier : « Pour moi, vivre, c’est le Christ ». Et pour cela, toutes les dimensions de l’être doivent accepter d’être libérées par cette rencontre du Christ, ultime repos de notre âme. Ce que Saint Augustin expliquait déjà, Emmanuel d’Alzon le reprend à son compte, en demandant à ses religieux de passer au feu de l’amour du Christ toute autre forme de relation humaine. Ainsi devient-on attentif à la présence du Royaume de Dieu qui vient. Oui, que ton Règne vienne, s’exclame sans fin un fils de l’Assomption.

Mais ce Royaume est aussi déjà une réalité présente, dans les plis de notre existence. Emmanuel d’Alzon le souligne en proposant de choisir aussi ces deux autres « amours » que sont Marie et l’Eglise. Une manière d’assumer en liberté cette part d’incarnation que nous avons à vivre. En contemplant l’amour que le Christ a eu pour eux, le religieux assomptionniste apprend lui aussi à grandir dans sa propre humanité, comme fils et comme frère. Héritier et solidaire d’une histoire où Dieu fait grâce et se révèle.

Méditer le mystère de la vie de Marie est pour tout chrétien un chemin de foi humble et patiente. Une foi ouverte à l’insondable mystère de Dieu, d’un Dieu qui vient naître en moi. En regardant Marie, le religieux assomptionniste se tient dans le silence de cette foi, sans chercher la surenchère piétiste, mais à l’écoute de la Parole du Christ. Comme Marie. Aimer l’Eglise est l’autre réalité à assumer. L’amour que le Christ veut déployer en nous se vit forcément avec d’autres. C’est une part d’humanité que j’apprends à aimer, à assumer avec lucidité. Parfois n’est-elle qu’un pâle reflet du Règne de Dieu, mais elle reste un reflet nécessaire et qui peut suffire à éclairer paradoxalement notre propre chemin d’humanité, marqué lui aussi par le péché et la grâce. Choisir d’aimer l’Eglise, c’est assumer une foi adulte, lucide et équilibrée. C’est dans l’Esprit Saint que cet amour s’enracine. C’est lui qui fait naître le désir de communion, d’unité et d’ardeur apostolique. En apprenant à aimer le Christ, en creusant les chemins d’humilité de Marie et de lucidité pour l’Eglise, l’esprit de famille assomptionniste offre une manière concrète et riche d’attendre, jour après jour, la venue du Règne de Dieu en nous et autour de nous.