OK Su questo sito NON utilizziamo cookie di profilazione di terze parti. Se vuoi saperne di più o prestare il consenso solo ad alcuni utilizzi clicca qui. Cliccando sul pulsante OK, o continuando la navigazione effettuando un'azione di scroll, presti il consenso all'uso di tutti i cookie.

Devenir Assomptionniste

Augustins
de l'Assomption




Les Augustins de l

601_big.jpg

LES AUGUSTINS DE L’ASSOMPTION (AA) NOUS QUITTENT

Une page se tourne aussi pour la communauté des Assomptionnistes qui va cet été quitter Toulouse. Nos disciples de saint Augustin, qui vivent foi, prière et apostolat en communauté, sont appelés à exercer de nouvelles missions. Le père Rigobert Paluku Kipandauli, après la fin de sa mission, retournera au Congo pour y enseigner la philosophie. Le père Alain Marchadour va partir en retraite bien méritée dans la communauté assomptionniste de Layrac, en Lot et Garonne, tandis que pour le père Daniel Tedeschi, la décision n’a pas été encore finalisée. Le père Joseph Begoc, lui, rejoindra la communauté du Bateau Je sers, une paroisse fluviale à Conflans Sainte-Honorine, dans le diocèse de Versailles. Quant au frère Bienfait Kakule Lutaliko, il terminera sa mission d’étude à Paris.

L’histoire des Assomptionnistes à Toulouse

Les Augustins de l’Assomption (AA), autrement dit les Assomptionnistes, sont fondés à Nîmes par le père Emmanuel d’Alzon en 1845. Cinquante ans plus tard, en 1893 pour être exact, les religieux de l’Assomption s’installaient à Toulouse dans les allées de Garonne (Charles-de-Fitte). Ils prenaient en charge un ensemble d’œuvres (foyer étudiants, cercle de famille), fondées par le chanoine Tournamille. Le premier supérieur de cette communauté s’appelait Louis Petit. C’est au cours de cette période qu’est fondé le journal « La Croix de midi » le 3 mai 1895 avec l’appui de la jeune Congrégation.

Suite aux décrets de dissolution des Congrégations pris par la République au début de l’année 1900, seul le Père Roger des Fourniels demeure à Toulouse. En 1917, il accueille deux autres religieux. En 1919, Monseigneur Germain leur confie la paroisse Saint-Joseph dont ils auront la charge jusqu’en 1934.

Durant l’entre-deux-guerres, les Assomptionnistes prennent la direction de la Maison d’enfants de la Grande-allée (allée des demoiselles), construite au début des années 1870-1873. Le Père Alexis Chauvin devient le premier directeur de l’Orphelinat. En 1929, les Assomptionnistes acceptent également de reprendre l’école Sainte Barbe, d’origine diocésaine, située à l’époque rue Romiguières. Enfin, il faut mentionner la création du Bureau de Presse Catholique dont la mission est de « propager la bonne presse, les revues religieuses, les livres d’actualité, les romans honnêtes, etc. » Cette œuvre sera dissoute en 1937.

Le manque de vocations conduit la Congrégation à réduire ses effectifs dans les communautés de Toulouse ainsi que leur présence dans leurs deux établissements. Une mutation importante s’opère à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Les Assomptionnistes s’installent d’abord rue du Cagire (1977), puis rue de Biarritz, dans le quartier Casselardit (1983) où ils exercent de nouveaux apostolats.

Durant ces quarante dernières années, ils marqueront notre diocèse par leur présence dans l’Enseignement Supérieur de Théologie et en particulier dans le domaine des sciences bibliques grâce aux travaux de recherche et l’enseignement des pères Alain Marchadour et Jacques Nieuvarts. Aumôniers d’étudiants, ils fondent un petit foyer dans leur communauté de la rue Courbet. La pastorale des migrants restera marquée par l’apostolat du Père Michel Carrière, aumônier diocésain entre 1997 et 2006.

Plus tard, les religieux contribueront au service dans nos paroisses, notamment dans la jeune communauté paroissiale de Sainte-Germaine des Pradettes (1984) qui a reçu comme pasteur le père Daniel Tedeschi (1988-1993). À partir de 1993, la paroisse de Saint-Exupère est confiée à la communauté des Assomptionnistes, à proximité de l’orphelinat de la Grande Allée et de la chapelle N.-D de Lourdes. Le père Jean-Marie Comte est nommé modérateur de l’équipe des prêtres et la communauté prend alors ses quartiers dans le presbytère de Saint-Exupère. Plusieurs pasteurs vont se succéder durant des quasi trente dernières années : le père Guy Clerc (2000-2009), les pères Laurentiu Unguru, Daniel Tedeschi, Régis Grosperrin et Rigobert Paluku. Enfin le père Joseph Begoc assure la charge de curé des paroisses de Lafourguette et Saint-Paul-des-Nations (quartier du Mirail) depuis 10 ans.

Quelle est la spiritualité assomptionniste ?

La spiritualité des Augustins de l’Assomption est centrée autour du royaume de Dieu, elle se traduit par la devise que lui a donné le Père d’Alzon, "Adveniat Regnum Tuum". En y ajoutant ensuite le triple amour (amour du Christ, amour de la Vierge Marie et amour de l’Église), le fondateur y voyait l’expression la plus abrégée de l’esprit de l’Assomption. Ce triple amour implique donc une spiritualité christocentrique, une place faite à Marie, un service de l’Église.

Champ sans frontière, l’amour du royaume de Dieu est décliné autour de trois axes : l’unité, la vérité et la charité. Il ne se restreint donc pas à une activité précise mais a vocation à orienter l’existence de ceux qui vivent de ce charisme.
Se voulant hommes de foi et hommes de leur temps, les Assomptionnistes sont appelés à se porter « là où Dieu est menacé dans l’homme et l’homme menacé comme image de Dieu ». Le Père d’Alzon dit qu’« un bon assomptionniste doit être hardi, généreux et désintéressé ».

La congrégation est également marquée par l’esprit de saint Augustin dont elle suit la règle. À la source de celle-ci, l’unité de la communauté orientée vers Dieu : « Avant tout, vivez unanimes, ayant une seule âme tournée vers Dieu  ».

Un dernier adieu... et merci !

La fécondité d’un apostolat ne se mesure pas seulement en énumérant les œuvres auxquelles de nombreux religieux de l’Assomption ont participé. Jour après jour, pendant plus d’un siècle, elles ont été l’occasion d’innombrables rencontres, dont les souvenirs sont restés dans le secret des cœurs. De bien des manières, les Assomptionnistes, chacun selon leur charisme, parfois par le moyen de quelques mots, d’un simple regard, nous ont aidé à grandir humainement et spirituellement, dans la foi au Christ. Nous savons tous que « le bien ne fait pas de bruit ». C’est pour ce bien, vécu dans le secret et que seul le Père connaît, que nous rendons grâce à Dieu. Et à chacun de ceux qui sont passés dans notre diocèse, novices, frères et prêtres de l’Assomption, nous leur disons simplement merci.

Père Hervé Gaignard,
Vicaire général

Source : http://toulouse.catholique.fr/Les-Augustins-de-l-Assomption-AA-nous-quittent?fbclid=IwAR11LTcRNwam7WPIJinZ4PhtWoMOmDs8rHkjLdcHkEZQPmFMd9HwyG7MBg8