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Devenir Assomptionniste

Augustins
de l'Assomption




Le Père Benoît Bigard, à la tête des assomptionnistes d’Europe

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2017-06-22 - Rome

Après consultation de ses pairs, ce religieux de 51 ans ayant vécu successivement en Côte d’Ivoire, au Québec et au Togo, ainsi qu’à Paris, Strasbourg et Lille, vient d’être nommé provincial d’Europe des assomptionnistes.

C’est à Sokodé, au Togo, que le Père Benoît Bigard, 51 ans, a appris qu’il avait été choisi par le supérieur général de sa congrégation, le Père Benoît Grière, pour être le nouveau provincial d’Europe des assomptionnistes. Le Père Bigard est en effet maître des novices au Togo depuis 2011, accueillant chaque année 6 à 8 jeunes candidats venant de toute l’Afrique de l’Ouest. Il succède au Père Benoît Gschwind.

« Ça va être un grand changement pour moi de quitter Sokodé pour revenir à Paris », sourit-il, en rappelant que, dans ce noviciat, il n’y avait pas, jusqu’à récemment, d’électricité, ce qui obligeait la communauté à s’équiper en groupes électrogènes.

S’il est officiellement nommé à partir du 1er juillet, Benoît Bigard ne prendra ses nouvelles fonctions qu’à la fin de l’été, car, précise-t-il, « c’est difficile de partir d’Afrique comme ça ». Toutefois, il participera à la seconde session du chapitre provincial d’Europe, du 9 au 16 juillet, ce qui lui permettra, selon son expression, d’être « plongé de plain-pied dans les dossiers ».
Mettre en place de vicariats plus autonomes

En tant que provincial d’Europe, le Père Bigard doit, de fait, animer cette vaste province de la congrégation assomptionniste composée de 18 pays, y compris en Afrique de l’Ouest et en Asie. « L’objectif est de travailler à la mise en place de vicariats plus autonomes afin de permettre à ces pays de se constituer progressivement en entités autonomes », précise-t-il.

Né en 1966 dans la Haute-Marne, il a grandi au sein d’une fratrie de 4 enfants, avec des parents agriculteurs et catholiques engagés. Après son Bac, au lycée Philippe Lebon de Joinville (Haute-Marne), et ses classes préparatoires à Reims, Benoît entre à l’École normale supérieure de l’enseignement technique (Enset), à Cachan, où l’aumônerie étudiante est animée par les Augustins de l’Assomption, ou assomptionnistes. « J’ai trouvé là le lieu d’où j’allais vivre ma foi chrétienne », écrit-il sur son « blog de frère Benoît » (1).

C’est ainsi qu’il décide de partir (1989-1991) comme volontaire de la Délégation catholique pour la coopération (DCC), dans une communauté assomptionniste à Aboisso, en Côte d’Ivoire. « Je crois pouvoir dire que cette expérience de deux années en Côte d’Ivoire comme prof de maths, physique et musique dans un petit séminaire, a marqué un tournant dans ma vie », témoignait-il récemment sur le site de la DCC. À Aboisso, il vit son postulat. Avant de faire son année de noviciat à Sceaux, et de prononcer ses premiers vœux en 1992 à Cachan.

Neuf années canadiennes

Benoît Bigard part alors préparer une licence de théologie à Strasbourg (1992-1996), puis est envoyé à Lille, où il prend en charge l’aumônerie étudiante de l’Institut catholique. Avant de retourner trois années à Strasbourg, à la paroisse Saint-Bernard, alors desservie par la congrégation. L’itinérance du Père Bigard se poursuit avec neuf années à Québec, dans « Le Montmartre canadien », centre de culture et de foi animé par les Augustins de l’Assomption.

Autant de déracinements et d’« expériences mémorables » qu’il cite sur son blog, en y ajoutant « des randonnées dans les Alpes, des ressourcements chez les trappistes ou à Taizé, des camps de vacances avec l’Association des Paralysés de France, des étés avec de jeunes adultes à New York ou Oxford, un bout du chemin de Compostelle, l’organisation de voyages Culture et Spiritualité… », et qui font que Benoît Bigard a été choisi, en 2011, pour devenir maître des novices à Sokodé.

Sur son blog encore, il évoque « quelques passions : l’approfondissement de la foi, le chant choral, le dialogue œcuménique et interreligieux, la prière de Taizé, la lecture continue de la Bible, la natation, la flûte alto et la cithare, la science-fiction, la politique internationale, le bricolage, l’art chrétien, l’architecture et l’art floral… » Des passions et des talents qu’il met désormais à la disposition des communautés d’Europe.

Claire Lesegretain (La Croix)