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Devenir Assomptionniste

Augustins
de l'Assomption




Notre histoire au Québec

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2018-12-05 - Rome

Ce mercredi 5 décembre, le Conseil Général Plénier s’est penché sur l’avenir de la présence de l’Assomption au Canada. De nombreux éléments doivent être pris en compte dans la réflexion : notre histoire au Québec, la générosité missionnaire des religieux assomptionnistes canadiens, les besoins d’une Église québécoise très affectée par la sécularisation poussée de la société, le soutien de la présence du groupe Bayard au Canada, les possibilités de la province d’Amérique du Nord et de la congrégation en termes de ressources humaines, les aspects économiques de l’équation. Nous ne concluons pas et devons en reparler samedi prochain.

A l’occasion du partage de ce qui s’est passé lors de la récente (octobre 2018) session de formation des maîtres des novices, les membres du Conseil Général Plénier ont mis en œuvre un débat sur la pratique de l’accompagnement spirituel à l’Assomption, qui, assez souvent, n’est pas à la hauteur de ce qui serait souhaitable… Nous faudrait-il développer dans une politique formelle les exigences de la congrégation en matière d’accompagnement spirituel ? Y-a-t-il une manière spécifiquement assomptionniste de vivre l’accompagnement spirituel ?

Dans l’après-midi, nous recevons le père Stéphane Joulain, missionnaire d’Afrique (« père blanc ») à qui nous avons demandé de nous faire une présentation qui nous introduise dans notre réflexion sur la crise des abus sexuels qui secoue fortement l’Église en ce moment. Le Conseil Général Plénier ne pouvait en effet ne pas aborder ce thème qui affecte durement tous les croyants. Stéphane nous aide d’abord à clarifier et mieux identifier le vocabulaire utilisé pour désigner les actes incriminés, leurs auteurs et ceux qui les subissent. Il nous présente ensuite un rapide résumé historique de la prise de conscience tardive au sein de l’Église de la gravité d’un problème dont les premières traces remontent au 6ème siècle. La forte expérience africaine de notre intervenant lui permet d’affirmer fortement que le problème n’est pas limité aux pays occidentaux. Sans vouloir diminuer l’importance de la difficulté, il nous met aussi en garde contre le traitement du thème par les media. Au-delà du caractère inacceptable de l’abus d’enfants, ce qui a scandalisé est la manière selon laquelle l’Église a réagi aux cas rencontrés et signalés.  S’il est très difficile de déceler les sujets à risque et de prévenir un premier passage à l’acte, si on ne peut « guérir » de la pathologie de la pédophilie, Stéphane se dit convaincu de ce que l’Église peut et doit accompagner les frères qui ont accompli de tels actes et qu’il est possible de les amener à l’abstinence.

Suivie d’une séance de questions-réponses, cette intervention fut très riche et il n’est pas possible d’en présenter ici tous les éléments mais nous en avons tous apprécié la pertinence qui nous permettra de mieux penser ce scandale et de mieux outiller la congrégation en vue de protéger les mineurs.