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de l'Assomption




« Nous mettrons donc notre confiance en Dieu seul… »

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2018-06-11 - Arusha, Tanzanie

CGP jours 10 et 11

Les journées dominicales, durant le CGP, sont traditionnellement réservées au repos et au Seigneur, comme il se doit. Mais en cette avant dernière journée de conseil nous avons pris le temps d’accueillir le tout nouvel archevêque d’Arusha, Mgr Issac Amani Massawe. Celui-ci nous a partagé quelques nouvelles sur la situation de l’Église en Tanzanie et notamment dans son diocèse. Partant de la devise du diocèse, « Sortir, s’engager pour travailler ensemble en Jésus-Christ », il nous a partagé ses ambitions pour le diocèse : favoriser une Église famille avec des communautés chrétiennes de base dynamiques ; amener les chrétiens à travailler ensemble et à être solidaires sur un socle de valeurs chrétiennes ; développer une plus grande appropriation de la Bible et des sacrements par tous et permettre une plus grande autonomie financière de l’Église locale en stimulant l’engagement des fidèles en ce domaine.

Par ailleurs Mgr Isaac, nous a partagé la bonne assise de la laïcité dans le pays. Il n’y a pas de religion d’État mais les Tanzaniens sont supposés être religieux, il revient à chacun de suivre sa religion sans causer de problèmes aux autres. Bien sûr il y a le défi de quelques musulmans radicaux qui voudraient faire de certaines parties de la Tanzanie des régions musulmanes, mais cela ne passe pas. Ils sont pour l’instant bien contrôlés par l’État… Du côté des Églises chrétiennes il y a une bonne collaboration avec les Églises historiques, un peu moins avec les Églises du réveil. Un bureau chrétien des services sociaux (santé et éducation) a été construit par les grandes Églises chrétiennes. Par ailleurs les autres défis du diocèse se sont les mauvaises routes et les longues distances ; le nomadisme des éleveurs qui interpelle la façon habituelle de construire des communautés chrétiennes ; la jeunesse dispersée sur le territoire et qu’il n’est pas facile de rassembler, surtout dans le monde rural, et la taille des paroisses avec souvent 10 à 15 stations secondaires à desservir… Finalement Mgr Isaac a insisté sur l’unité des acteurs ecclésiaux : prêtres diocésains, religieux, religieuses, laïcs qui doivent travailler ensemble, guidés par les objectifs du diocèse.

Enfin pour notre dernier jour de CGP, après quelques votes finaux sur les textes travaillés et la programmation de nos futurs conseils, le supérieur général a conclu nos travaux par une prise de parole finale. Dans la continuité de l’ouverture de nos travaux il a rappelé qu’il nous faut vivre la lucidité dans l’espérance, sans nous cacher les difficultés. La relecture de notre fondation en Équateur -Riobamba-, nous permet de tirer des leçons pour les futures fondations : soigner la préparation, la coordination, les moyens humains et financiers mis en œuvre. Le regard différencié, selon nos situations locales, sur les crises que traverse l’Église fut également enrichissant et l’exercice d’intelligence collective sur la situation de la Turquie a permis de faire bouger les lignes… Le supérieur général nous a donc invité à poursuivre sur cette voie de la relecture de nos « réussites » et de nos échecs et à partager suffisamment tôt nos projets de Province pour une meilleure anticipation et collaboration. N’oublions pas que le « Corps de la congrégation est un corps missionnaire c’est-à-dire qu’il doit être disponible aux appels de l’Esprit. La congrégation est missionnaire aussi par son internationalité et sa recherche d’une interculturalité vécue en communauté. » Nous sommes toujours plus conscients de la nécessité de renforcer notre formation assomptionniste, d’ajuster la mise en œuvre des communautés internationales de formation (CIFA) et de préciser nos critères de recrutement vocationnel. Ce dernier thème sera particulièrement travaillé au prochain CGP. « Nous n’avons pas besoin de religieux tièdes et médiocres ; mais d’hommes passionnés. »

En joignant ma voix à tous les remerciements formulés, pour l’accueil de nos frères et sœurs d’Afrique de l’Est ; pour les services du secrétariat ; de l’animation ; de la traduction ; de la liturgie… et pour la guidance de notre supérieur général, nous vous donnons rendez-vous au prochain CGP, en décembre 2018, à Rome.

« Nous mettrons donc notre confiance en Dieu seul, jamais dans les moyens humains. La pauvreté évangélique sera pour nous comme la preuve extérieure de la pratique de l'espérance. Nous y puiserons aussi le véritable esprit d'humilité. […] L'espérance pratiquée ainsi nous inspirera la reconnaissance la plus profonde envers les dons de Dieu, nous souvenant toujours des paroles de l'Apôtre, qui nous recommande de rendre grâces de tout ce qui nous arrive : « En toutes choses rendez-grâce au Seigneur ! » (Emmanuel d’Alzon, chap.6 du directoire)

P. Benoît Bigard