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Augustins
de l'Assomption




Editorial AA Info janvier 2017 n° 23

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2017-02-14 - Rome

Une nouvelle année a commencé. L’année 2017 sera-t-elle riche en joie et en paix ? Pour le monde les incertitudes sont nombreuses. Les foyers de guerre sont nombreux, la montée des totalitarismes est en cours, le rejet des migrants et le populisme obscurcissent les esprits, le réchauffement climatique et la destruction de notre environnement naturel fragilisent la planète. Tout cela donne une triste image de notre terre. Mais c’est bien là que nous sommes appelés à témoigner de notre foi inébranlable en l’avenir de l’humanité. Nous ne pouvons pas détester la réalité quotidienne, même si celle-ci est souvent difficile et complexe. Nous sommes invités à aimer le monde tel qu’il est afin de pouvoir agir et de le transformer selon le plan de Dieu. Comme nous le rappelle le psaume 84 : « Tu as aimé, Seigneur, cette terre ».

L’Assomption est aussi dans une période de réflexion intense. Le chapitre général qui sera célébré en mai prochain est un événement important. Nous ne pouvons pas nous contenter d’en faire porter le succès ou l’échec sur les seuls capitulants ; c’est le devoir de tous les religieux de se mobiliser pour sa réussite. Je crois sincèrement que nous avons un fort potentiel pour relancer notre marche vers le Royaume. Malgré nos fragilités et nos limites, il y a encore à l’Assomption bien des ressources disponibles pour aller de l’avant. Sommes-nous prêts au renouveau ?

J’ai eu la joie de participer au chapitre de la province d’Afrique. Nous étions réunis à Namugongo, à Kampala, à l’emplacement précis où les Martyrs d’Ouganda ont donné leur vie pour l’Évangile. Il était émouvant de se souvenir de Charles Lwanga, de Kizito et de leurs compagnons qui, anglicans ou catholiques, ont versé leur sang pour résister à la folie d’un roi meurtrier. Les martyrs sont les semences du Royaume. Nous aussi nous avons à témoigner toujours plus intensément de ce qui est en train de germer sur notre terre. Nos frères de la grande province d’Afrique ont fait preuve d’une maturité authentique. Cinquante ans après la création de leur province, les religieux autochtones sont arrivés à la capacité de gérer le quotidien et de contribuer au rayonnement du corps entier de la congrégation. Tout cela est un motif de profonde joie pour l’Assomption tout entière.

Ailleurs l’Assomption a vécu des réunions capitulaires de qualité. Les provinces sont mobilisées pour alimenter la réflexion du chapitre général. Bien sûr, il y a parfois une angoisse sur l’évolution des structures d’animation de la congrégation. Les vieilles provinces sont en questionnement sur leur avenir. Les jeunes territoires sont perplexes sur leur capacité à vivre une plus grande autonomie. Tout cela est légitime. Mais il faut se rappeler que nous aurons avant tout à déterminer nos missions prioritaires pour les six prochaines années en Europe, en Afrique, en Asie et dans les Amériques. Comme nous y invite le pape François, nous devons être attentifs à ne pas succomber au piège du cléricalisme et nous concentrer sur une problématique interne. Le père Emmanuel d’Alzon a voulu une congrégation qui voyait grand et large. Il avait une haute ambition. Il ne voulait pas d’un esprit petit et mesquin.

Je forme des vœux pour que l’année nouvelle nous apporte l’audace évangélique. Il ne s’agit pas de se contenter d’un bonheur tranquille, mais de chercher à être des aventuriers du Royaume. Il y a une radicalité dans la suite du Christ et nous avons une haute mission. Celle d’apporter le feu sur notre terre. L’Assomption est notre famille. Montrons-nous dignes d’elle. Que l’an nouveau vous donne la paix et la joie !